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mercredi 26 août 2015

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Alors, çà gaze?

 
En arrivant dans une villle qui s appelle "VilaJoyosa" on se dit que rien de malencontreux ne pourra nous arriver... et pourtant.

Hier nous étions arrivés au port de Denia, où nous avons passé deux jours. Petit port tout a fait charmant pour une escale sans beaucoup d'anecdotes...le repos quoi! Si ce n'est qu'ils utilisent un modèle de fiche électrique que nous n'avons pas à bord. Ce dernier détail aurait été sans grande importance, vu que Serendip (notre bateau),grâce à ses panneaux solaires est quasi autonome, si ce n'est pour la cuisine. En effet,au port, nous utilisons une plaque électrique à induction plutôt que le gaz. Qu'a cela ne tienne, pas de 230 volt, nous cuisinerons donc au gaz .(comme en navigation). Les pâtes, mode rizotto sont sur le feu, lorsque ... tout s'arrête...plus de gaz. Qu'à cela ne tienne, nous avons une deuxième bonbonne, mais là non plus, pas de gaz. Nous nous contenterons donc d'un mi-cuit de pâtes. Par la suite, nous partîmes pour ce port de Vila Joyosa, déjà mentionné. Nous y sommes arrivés vers 14 heures, ce qui nous laissait suffisamment de temps pour effectuer des taches diverses, dont le renouvellement de nos bonbonnes Camping Gaz. Il y a au port un joli magasin d'accastillage, qui pourra nous aider. "Disculpe" ils m'ont pas ces bonbonnes,mais on peut les trouver à la " ferrenteria" chez Xavier. On nous indique sur un plan de la ville la localisation de cette "ferrenteria", juste au début de la carrer Colon. Nous voilà donc en route avec! notre bonbonne, à grimper en direction de la fameuse "carrer Colon". Après avoir contournée la "casita bianca" et gravi trois énormes volées d'escalier, nous voilà a la carrer colon. Une route de type "voie rapide"  reliant Alicante a Benidorm. On prend a droite en direction de la fameuse ferrenteria. Au bout de quelques kilomètres, plus de trottoir, tant bien que mal, sur plusieurs kilomètres, nous longeons la voie ferrée sur notre gauche et l'autopista sur notre droite, avec toujours en main la fameuse bonbonne de Camping Gaz. ..  Trois kilomètres plus loin, alors que se dessinent déjà au loin ?les immeubles de Benidorm (finalement plus "si loin" que cela), nous arrivons a la fameuse ferrenteria de Xavier: "désolé,nous n'en avons plus mais... essayez mon collègue la ferrenteria barco, à l'autre bout de la rue."On repart donc en sens inverse ... quatre kilomètres plus loin, après bien des péripéties, la ferrenteria barco nous fourni la fameuse bonbonne. Il ne reste plus qu'a rejoindre le port qui n'est qu'à trois ou quatre kilomètres en contrebas. En chemin (il est déjà) 19h3h0, on décidez de s'arrêter manger   ... avions-nous vraiment besoin de ce gaz ?
Envoyé de mon ASUS Pad






Par: Destinations - 26.8.15

vendredi 22 mai 2015

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Du bon usage de la pissette en mer.

Le besoin de pissette à bord

Je ne sais plus qui s'étonnait de ce que de très sérieux yachtman pouvaient, au cours d'une rencontre mondaine à bord de l'un ou l'autre de leurs yachts, passer une soirée entière à discuter de leurs W.C.. Rassurez-vous, ce ne sera vraiment mon propos.

Il se fait que j'ai passé plus de deux jours à chercher une "pissette"... que fais le marin, quand il doit vider son appartement, transporter une cinquantaine de cartons au garde-meuble ? - et oui je quitte Anvers dans trois jours - et bien le marin, à condition qu'il fût un peu félé, il cherche ... une pissette... et n'arrive pas à la trouver.

La pissette est un flacon en Polypropylène  qui permet d'ajouter de l'eau distillé (ou un autre produit), à une préparation de laboratoire. C'est le machin qui se trouve sur la photo ci-jointe.
 A quoi peut bien servir un tel instrument à bord d'un bateau, me direz-vous ? Et bien j'ai découvert l'usage humanitaire de la pissette aux Maldives, à bord d'Iruvai, mon voilier qui faisait du charter avec équipage à travers les Atolls.. Dans les chenaux maldiviens, l'eau est particulièrement poissonneuse et ce jour là, le skipper décida de poser sa traine. Quelques temps plus tard, une superbe dorade coryphène mord le joli rapala que nous avions mis et fini, après une bataille mouvementée, par atterrir sur le pont.

Nos invités à bord n'en pouvaient plus de louanges: "quel beau poisson !
" Rêvant déjà à l'excellent déjeuner (et diner) qu'ils feraient. Poisson a la Tahitienne, au beurre blanc, à la sauce hollandaise, ou simplement grillé au barbecue.  Mais avant cela il fallait mettre à mort la bête, qui continuait à faire des bonds à l'intérieur du cockpit.. Sans qu'il n'eût besoin d'être un matador en habit de lumière, Olivier s'empara de son couteau à filer et tenta de planter la pointe aigüe a l’arrière de la tête du poisson. C'était sans compter sur les ébattements saccadés de la bête. la pointe du couteau glissa, blessa l'animal... mais comme le canard du sketch: le poisson n''était pas mort. Il gigota de plus belle répandant du sang sur les tecks du cockpit. ... Olivier eut alors une idée, Il s'empara de la manivelle de winch pour assommer la pauvre bête, le premier coup ne fut pas assez fort, ce n'est qu'au troisième coup qu'il frappa de toutes ses forces et la bête creva, la tête complètement ecrabouillée. Je ne vous dit pas l'état du cockpit au terme de ce combat.

Je ne vous dit pas non plus l'état de nos invités, ce que je sais c'est que ni au déjeuner, ni au diner ils voulurent manger du poisson.

Qu'est-ce que tout cela a à voir avec la pissette ? me demanderez-vous... et bien, absolument tout: J'avais lu quelque part,  qu'en mettant de l'alcool dans les branchies les poissons mouraient sur le coup. Je me souvins alors de nos labos de chimie ou nous utilisions nos pissettes comme de redoutables pistolets à eau... ah! les bagarres qu'on avait. Il suffit donc d'avoir une pissette remplie d'alcool à portée de la main et d'un jet précis, le poisson succombe tout en goutant pour la première et ultime fois aux joies éthyliques. Nous avons depuis utilisé efficacement ce système aux Maldives. A présent il sera à bord de Serendip. Le seul problème fut de trouver la pissette.

Au premier poisson pris, je vous ferai in comte rendu exact, d'ici là, méfiez-vous des agace-pissettes"





Par: Destinations - 22.5.15

mercredi 13 mai 2015

Une allure regulee

Comment garder son cap

Dans un post precedent, j' avais deja developpé la question des pilotes automatiques et autres régulateurs d'allures.


Ce dernier instrument paraît fort mystérieux à beaucoup d'entre vous et je vais donc soulevé un coin du voile afin de vous permettre de comprendre de quoi c'est-y qu'il s'agit.

Lors des premières courses océaniques en solitaire, les skippers ont cherché un moyen commode pour ne pas avoir à barrer constamment 24h/24. Comme il n'était pas question de s'arrêter la nuit il fallait un "système" qui permette au bateau de garder toujours le même angle par rapport au vent (c'est ce qu'on appelle une "allure"). On eut l'idée de coupler mecaniquementune girouette traditionnelle à la barre du bateau. L'idée (théorique) etait, que si le bateau changeait d'allure (angle au vent), la mécanique agirait sur la barre afin de le remettre dans le droit chemin. Avec une girouette traditionelle, c'est à dire une giouette qui tourne horizontalement sur un axe vertical, une faible variation d'angle du vent se traduit par une faible otation de la girouette, il est alors difficile d'amplifier ce mouvement de sorte à ce quíl puisse mécaniquement agir sur la barre.

L'Aérien


Certains proposèrent donc une autre construction pour la  girouette: Imaginez une plaque placée verticalement en équilibre autour d'un axe horizontal (cf le dessin).

Lorsque la tranche de cette plaque se trouve dans l'axe du vent elle reste verticale, mais dès qu'on la tourne un tant soit peut elle va s'incliner. Plus le vent est fort, plus l'angle d'inclinaison sera fort. En fait, elle s'incline parce que le vent sur une de ses faces exerce plus de pression que sur l'autre. Ce n'est uniquement que lorsque la tranche est exactement dans l'axe du vent que les deux faces recoivent la même pression (et donc la plaque resteverticale).

C'est finalement la bonne solution, car une faible variation d'angle du vent génèrera un grande inclinaison de la plaque... c'est comme celà que fonctionne "l'aérien" (c'est ainsi que l'on appelle cette plaque.).

Le pendulum

 Même en amplifiant le mouvement de l'aérien, on n'arrivera pas a avoir assez de force pour tirer ou pousser le gouvernail du bateau . Il faut trouver un moyen d'augmenter la force.

Et a ce propos les ingénieurs ont trouvé un systeme génial: L'aérien, à l'aide de biélettes fait tourner le pendulum qui est une plaque tournant sur un axe vertical, mais qui peut aussi basculer sur babord ou tribord (axe horizontal) cf: le dessin.

Le principe est le même que les ailerons des avions: l'aérien fait pivoter légèrement la pale immergée du pendulum et cette dernière, par son pivotement,  et par le fait qu'elle est plongée dans l'eau et que le bateau avance,  fait basculer le pendulum sur babord ou tribord selon le sens de la rotation. C'est  le flux de l'eau qui exerce une force sur le pendulum, cette force permet alors d'actionner des cordages tirant avec force sur la barre. Ce systeme n'utilise donc aucune autre source d'énergie que la vitesse du bateau et le vent. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce système de "Servo-Pendulum" c'est que plus il y a de vent et plus on va vite, mieux il fonctionne.

Pour résumer les opérations

On met le bateau sur son cap,
On oriente l''aérien dans le vent .
si le bateau dévie l'aérien s'iíncline et fait tourner le pendulum 
Le pendulum remonte sur un bord et
tire les ficelles qui actionnent la barrre.

Pas trop compliqué tout de même, on se demande vraiment pourquoi c'est de moins en moins utilisé ! Sur Serendip nous avons (outre un pilote automatique électrique) un régulateur d'allure Sailomat 601.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               


Par: Destinations - 13.5.15