Translate

Fourni par Blogger.

Tags

Pages

Facebook

Subscribe Us

Affichage des articles dont le libellé est Vie à Bord. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vie à Bord. Afficher tous les articles

mercredi 4 mai 2016

,

Skippers équipiers et équipages.




Un peu avant de lâcher les amarres pour le départ de notre traversée de l »Atlantique, une équipe de la Télévision locale de Ténérife est venue nous interviewer : Une de leurs questions était : «Vous vous préparez depuis combien de temps ? » et je leur ai dit «  à peu près deux ans ». 

En effet il m’a fallu bien de réflexions, de recherches et de travail pour équiper mon bateau de sorte à ce que nous ne manquions de rien pour notre traversée et qu’elle puisse se passer en toute sécurité.

Et effectivement au moment de quitter le quai, la question « n’ai-je rien oublié » effleurait une dernière fois mes pensées … et pourtant, à présent que je suis arrivé, je me rends-compte que ce qui fait la réussite d’une traversée est moins les contingences matérielles que l’esprit qui règne à bord . Cependant, (peut-être parce que cet aspect est moins facile à gérer) nous y consacrons peu de temps de réflexion à le préparer et fort peu a été écrit sur le sujet ;  il reste toutefois que la gestion des équipiers est de la responsabilité du chef de bord et mérite qu’on s’y arrête quelque peu.
photo (c) Pauline Duceip


Conduire un bateau sur l’océan peut être une expérience éprouvante de confrontation à un milieu hostile, c’est aussi souvent une rencontre avec l’inéluctable et le fatalisme, on perd prise sur ce qui nous arrive, tout au plus peut-on apprendre à le gérer au mieux des possibilités. Sur le plan relationnel on est confronté à la présence de l’autre (les coéquipiers) et au devoir de gérer au mieux le relationnel avec eux.

Ceci est valable pour tout l ‘équipage et je dois dire que pour ma dernière transat l'ambiance à bord à été excellente durant la traversée.

Alors comment réussir une traversée avec deux équipières de 25-30 ans n’ayant aucune expérience en navigation hauturière ?

1. Proactivité.


Personnellement j’ai commencé par faire un inventaire de certains problèmes que les équipières pourraient rencontrer et qui pourrait amener à se répercuter sur la réussite d’une croisière. Il y en a d’autres, mais je me tiendrai ici aux trois les plus importants :

  • Le refus (inconscient) de la proximité de l’autre, qui souvent se traduit par « la crise du troisième jour ».
  • Le manque de confiance en soi.
  • Le manque de connaissances ou d’expériences de la navigation à voile.

Voyons cela plus en détail :

1. La crise du troisième jour.

En embarquant sur un bateau ; lieu fermé de proximité humaine, on essaie de protéger son intimité et de se protéger de situations conflictuelles ou embarrassante en tentant (du moins les premiers jours) de garder le plus de distance possible d’avec ses co-équipiers. Cette distanciation implique nécessairement une série de concessions : éviter de trop livrer de ses sentiments, éviter de dire à l’autre ce qui dans son comportement nous dérange etc. Au bout de trois ou quatre jours on s’apercoit que les efforts consentis pour garder la « distance » ne seront pas tenables sur la longueur. S’en suit alors parfois une explosion conflictuelle, grand déballage de tout ce qu’on a retenu en soi, et on en veut à l’autre que du fait de sa seule présence on aie été obligé à de tels efforts.

Pour éviter ce piège, le skipper pourra simplement expliquer le phénomène avant le départ et faire prendre conscience à l’équipage que la « proximité » est inévitable, mais aussi que c’est elle qui fait la richesse de l’expérience humaine unique qu’est une traversée. océanique. S’il a quelque expérience de ce climat, il tentera de son côté de « sauter les étapes » et de faire preuve , déjà même avant le départ d’une proximité plus grande que ce à quoi on pourrait s’attendre. Sans exagération toutefois. Il n’est pas demandé, dans tous ces conseils, de « jouer la comédie » mais d’essayer de sentir ses propres émotions et de ne pas retenir l’expression de sentiments.  C’est le moment de faire comprendre aux équipières que si elles réalisent leur rêve, elles me permettent aussi de réaliser le mien, et donc que « je suis content » de leur présence à bord.

2. Le manque de confiance en soi


Pour un équipage venant d’embarquer, aborder ainsi un bateau qu’on ne connaît pas et qui peut paraître  compliqué, un skipper inconnu d’une autre génération, une croisière hauturière de longue durée, génère  une série d’inquiétudes : « serais-je à la hauteur ? » Il est très important dès le début de lui montrer qu’il est capable de bien plus que ce qu’il ne s’imagine. J’ai l’habitude d’aller me coucher le premier jour dès la nuit tombée, les deux premiers quarts (les plus faciles) étant attribués à chacun des équipiers. Je leur signale toutefois qu’ils peuvent (et doivent) me réveiller au moindre incident, je reviendrai  sur ce point un peu plus loin.

Souvent, les équipiers vont tenter de se rassurer en tentant de faire le quart à deux, il est nécessaire d’éviter cela en expliquant clairement, que pour la sécurité du bateau il est important que chacun profite de chaque moment de repos pour dormir, car c’est lorsqu'un équipage est épuisé qu’arrivent les accidents. L’équipier se retrouvera donc, dès le début, seul à barrer le bateau et à devoir en assumer toute la responsabilité  …  mais il doit savoir qu’il peut m’appeler au moindre incident. Pour l’y encourager, je me « réveille » régulièrement vient dans le cockpit pour demander  si tout est en ordre. Si je perçois une appréhension quelconque je resterai un peu pour lui tenir compagnie en conversant sur des sujets divers me permettant en même temps de mieux faire connaissance. Une fois la « tension » diminuée je vais me recoucher, en n’oubliant pas de lui rappeler qu’il faut m’appeler au moindre incident.

3. Manque de connaissance de la voile.


Personnellement j’évite d’embarquer des équipiers ayant une connaissance « moyenne » de la voile, autrement dit je sélectionnerai soit des débutants (ou quasi débutants) soit des équipiers vraiment confirmés et (surtout) expérimentés. Ceux qui sont entre-les-deux me posent problème, particulièrement ceux qui ont effectués des stages en école de voile sans aucune autre expérience… ceux là je les évite le plus possible car je ne veux pas passer ma croisière à discuter si un bout doit se lover dans le sens des aiguilles d’une montre ou pas. En général mes équipiers sont donc du type « ne-connait-pas-grand-beaucoup-mais-veut-apprendre et je m ‘en trouve très bien.

La première chose à leur apprendre est que si on ne cherche pas à optimiser tout au maximum, la traversée océanique est une chose extrêmement simple. A la limite en ne faisant absolument rien, on finira aussi à traverser l’Atlantique. La meilleure façon de montrer que c’est simple est de ne pas se lancer dans des grandes explications de détail. Avant le départ, mon « cours de voile » est extrèmement succint et se résume à expliquer comment voir si un autre bateau a une route de rencontre avec nous, ce que j’explique au cours d’une promenade à pied (milieu connu) en regardant les palmiers du port et tentant de comprendre pourquoi on ne les cogne pas et si on va passer à droite ou à gauche de ceux-ci. L’autre cours portera sur la manœuvre de l’homme à la mer. C’est pratiquement tout. Le reste s’apprendra sur le tas  par imitation le plus souvent. Autrement dit je combat l’appréhension de ne pas en savoir assez par « il n’y a pas grand-chose à savoir »


2. Conseils aux futurs équipiers .


Arrivé  aux Canaries, nombreux sont les bateau stoppeurs qui viennent frapper à notre coque pour obtenie un passage. On ne peut qu’être étonné par la façon inadéquate dont ils se présentent  et présentent leur projet. Tout ce qu’y est écrit plus haut pour le skipper, implique une empathie ou une compréhension des problèmes de l’équipier, de la même façon l’équiper devrait comprendre les motivations des propiétaires. 

Accepter à son bord des personnes étrangères est pour un skipper une concession qu’il fait à son intimité. Apprendre à d’autres à faire de la voile, leur permettre de naviguer à son bord, leur faire vivre une aventure unique, les accepter dans son intimité sont à ses yeux des actes de générosité. Dans le « marché » échange traversée contre travail il se sentirait perdant ; mais pense compenser cette « perte » du fait de sa gentilesse, d’une sympathie pour les équipiers, ou simplement de sa générosité. Ce qu’il espère c’est de recevoir en retour la même gentillesse, sympathie, considération, amitié et qu’au moins l’équipier soit conscient de ce qui lui est offert. 

Assez curieusement, autant la joie au moment d’apprendre avoir été accepté comme équipier, ne leur laisse aucun doute sur « le cadeau » qu’on leur a fait, autant les difficultés et les efforts subis durant une traversée pourraient leur faire vite oublier cela et avoir  de plus en plus l’impression d'avoir perdu  au change et donc « de ne rien devoir à personne ». Pourtant les difficultés, les efforts, les frustrations, voire le mal de mer ne peuvent être imputé au skipper du bateau, mais plutôt à la méconnaissance des équipiers de ce qu‘est réellement une traversée océanique. Ce manque de reconnaissance de la part des équipiers est très mal vécu par de nombreux skippers que j'ai pu rencontrer : « Au moins ils pourraint nous dire au revoir ou merci »  Ce qui n’est, hélas, pas toujours le cas. Donc mon conseil ayez de l’empathie pour celui ou ceux qui vous accueille à leur bord, traduisez celle-ci par de l’amitié, de la sympathie ou au minimum du respect de leur générosité. (je sais, que quand on est jeune c ‘est une chose difficile à accepter).

Je vous invite à lire l’excellent article Catching a Ride Across the Atlantic () et de consulter
le blog Vogavecmoi



Par: Destinations - 4.5.16

dimanche 30 août 2015

,

Impressions d'une novice


Non ,une croisière en voilier le long des côtes espagnoles ,ce n'est pas le rêve ...et pourtant...
La météo joue en grand maître : Houle , vagues, vents se contredisent souvent et contrarient notre avancée .

Le soleil frappe impitoyable mais on est content en se disant que c'est préférable à l'orage .Une simple casquette est une vraie bénédiction .

L'eau potable est soigneusement gérée : soit c'est le combat avec le tuyau d'arrosage pour emplir le réservoir, soit je joue les Cosette avec Henri comme Jean Valjean pour porter les litrons d'eau ( deux litres par jour: on sue beaucoup ).

Le mal de mer pendant les dix premiers jours a taquiné mon estomac tranquillement . C'est lorsque je n'ai plus senti une petite souris ds mon estomac que j'ai réalisé que j'avais vraiment été mal.
Un bouchon flottant : c'est l'image qui me vient le plus souvent à l'esprit . Voilà ce que je suis la plupart du temps en essayant de garder mon équilibre .

Loin de ceux que j'aime je souffre souvent de leur absence ...

Pour couronner le tout, les manœuvres me renvoient à ma faiblesse même si je m'acharne avec la rage au cœur . C'est très sportif la voile même pour une "Mamir force 5".

ET POURTANT... C'est un tel dépaysement , un voyage au bout de soi , des sensations impossibles sur terre car ici tout est essentiel : un noeud défait ,un hublot mal fermé... Tout peut virer au cauchemar . Des vagues qui glissent sur les flots , un bleu intense ... Tout devient irréel de beauté .

Et puis chaque port nous réserve ses surprises : Barcelone bien-sûr toujours fascinante par son identité catalane toujours plus revendiquée,Tarragone chaleureuse fidèle à ses traditions ( la pyramide) et qui sait - comme Carthagene - merveilleusement allier son histoire romaine et son présent. J'ai adoré Dénia et son ambiance electro , Vinarossa touchante d'humilité avec des petites maisons vertes, roses....

J'ai savouré les tapas et la beauté de la cafétéria Essancia à Carthagene .

Et partout, la gentillesse des Espagnols, leur disponibilité,, leur courage. Ce sont des vaillants ils sortiront de la crise , je n 'en doute pas.

Un seul petit problème : la plupart d'entre eux parlent seulement espagnol!

Voilà pourquoi je continue cette expérience inédite . Le prochain round sera l'Atlantique et la traversée pour Madère.

On verra bien.... tant que je flotte  et Serendip avec moi....

Lydia Lévy alias MAMIR FORCE 5  en hommage à mes petits-enfants que j'adore.
Par: Destinations - 30.8.15

mercredi 26 août 2015

,

Alors, çà gaze?

 
En arrivant dans une villle qui s appelle "VilaJoyosa" on se dit que rien de malencontreux ne pourra nous arriver... et pourtant.

Hier nous étions arrivés au port de Denia, où nous avons passé deux jours. Petit port tout a fait charmant pour une escale sans beaucoup d'anecdotes...le repos quoi! Si ce n'est qu'ils utilisent un modèle de fiche électrique que nous n'avons pas à bord. Ce dernier détail aurait été sans grande importance, vu que Serendip (notre bateau),grâce à ses panneaux solaires est quasi autonome, si ce n'est pour la cuisine. En effet,au port, nous utilisons une plaque électrique à induction plutôt que le gaz. Qu'a cela ne tienne, pas de 230 volt, nous cuisinerons donc au gaz .(comme en navigation). Les pâtes, mode rizotto sont sur le feu, lorsque ... tout s'arrête...plus de gaz. Qu'à cela ne tienne, nous avons une deuxième bonbonne, mais là non plus, pas de gaz. Nous nous contenterons donc d'un mi-cuit de pâtes. Par la suite, nous partîmes pour ce port de Vila Joyosa, déjà mentionné. Nous y sommes arrivés vers 14 heures, ce qui nous laissait suffisamment de temps pour effectuer des taches diverses, dont le renouvellement de nos bonbonnes Camping Gaz. Il y a au port un joli magasin d'accastillage, qui pourra nous aider. "Disculpe" ils m'ont pas ces bonbonnes,mais on peut les trouver à la " ferrenteria" chez Xavier. On nous indique sur un plan de la ville la localisation de cette "ferrenteria", juste au début de la carrer Colon. Nous voilà donc en route avec! notre bonbonne, à grimper en direction de la fameuse "carrer Colon". Après avoir contournée la "casita bianca" et gravi trois énormes volées d'escalier, nous voilà a la carrer colon. Une route de type "voie rapide"  reliant Alicante a Benidorm. On prend a droite en direction de la fameuse ferrenteria. Au bout de quelques kilomètres, plus de trottoir, tant bien que mal, sur plusieurs kilomètres, nous longeons la voie ferrée sur notre gauche et l'autopista sur notre droite, avec toujours en main la fameuse bonbonne de Camping Gaz. ..  Trois kilomètres plus loin, alors que se dessinent déjà au loin ?les immeubles de Benidorm (finalement plus "si loin" que cela), nous arrivons a la fameuse ferrenteria de Xavier: "désolé,nous n'en avons plus mais... essayez mon collègue la ferrenteria barco, à l'autre bout de la rue."On repart donc en sens inverse ... quatre kilomètres plus loin, après bien des péripéties, la ferrenteria barco nous fourni la fameuse bonbonne. Il ne reste plus qu'a rejoindre le port qui n'est qu'à trois ou quatre kilomètres en contrebas. En chemin (il est déjà) 19h3h0, on décidez de s'arrêter manger   ... avions-nous vraiment besoin de ce gaz ?
Envoyé de mon ASUS Pad






Par: Destinations - 26.8.15

vendredi 22 mai 2015

, ,

Du bon usage de la pissette en mer.

Le besoin de pissette à bord

Je ne sais plus qui s'étonnait de ce que de très sérieux yachtman pouvaient, au cours d'une rencontre mondaine à bord de l'un ou l'autre de leurs yachts, passer une soirée entière à discuter de leurs W.C.. Rassurez-vous, ce ne sera vraiment mon propos.

Il se fait que j'ai passé plus de deux jours à chercher une "pissette"... que fais le marin, quand il doit vider son appartement, transporter une cinquantaine de cartons au garde-meuble ? - et oui je quitte Anvers dans trois jours - et bien le marin, à condition qu'il fût un peu félé, il cherche ... une pissette... et n'arrive pas à la trouver.

La pissette est un flacon en Polypropylène  qui permet d'ajouter de l'eau distillé (ou un autre produit), à une préparation de laboratoire. C'est le machin qui se trouve sur la photo ci-jointe.
 A quoi peut bien servir un tel instrument à bord d'un bateau, me direz-vous ? Et bien j'ai découvert l'usage humanitaire de la pissette aux Maldives, à bord d'Iruvai, mon voilier qui faisait du charter avec équipage à travers les Atolls.. Dans les chenaux maldiviens, l'eau est particulièrement poissonneuse et ce jour là, le skipper décida de poser sa traine. Quelques temps plus tard, une superbe dorade coryphène mord le joli rapala que nous avions mis et fini, après une bataille mouvementée, par atterrir sur le pont.

Nos invités à bord n'en pouvaient plus de louanges: "quel beau poisson !
" Rêvant déjà à l'excellent déjeuner (et diner) qu'ils feraient. Poisson a la Tahitienne, au beurre blanc, à la sauce hollandaise, ou simplement grillé au barbecue.  Mais avant cela il fallait mettre à mort la bête, qui continuait à faire des bonds à l'intérieur du cockpit.. Sans qu'il n'eût besoin d'être un matador en habit de lumière, Olivier s'empara de son couteau à filer et tenta de planter la pointe aigüe a l’arrière de la tête du poisson. C'était sans compter sur les ébattements saccadés de la bête. la pointe du couteau glissa, blessa l'animal... mais comme le canard du sketch: le poisson n''était pas mort. Il gigota de plus belle répandant du sang sur les tecks du cockpit. ... Olivier eut alors une idée, Il s'empara de la manivelle de winch pour assommer la pauvre bête, le premier coup ne fut pas assez fort, ce n'est qu'au troisième coup qu'il frappa de toutes ses forces et la bête creva, la tête complètement ecrabouillée. Je ne vous dit pas l'état du cockpit au terme de ce combat.

Je ne vous dit pas non plus l'état de nos invités, ce que je sais c'est que ni au déjeuner, ni au diner ils voulurent manger du poisson.

Qu'est-ce que tout cela a à voir avec la pissette ? me demanderez-vous... et bien, absolument tout: J'avais lu quelque part,  qu'en mettant de l'alcool dans les branchies les poissons mouraient sur le coup. Je me souvins alors de nos labos de chimie ou nous utilisions nos pissettes comme de redoutables pistolets à eau... ah! les bagarres qu'on avait. Il suffit donc d'avoir une pissette remplie d'alcool à portée de la main et d'un jet précis, le poisson succombe tout en goutant pour la première et ultime fois aux joies éthyliques. Nous avons depuis utilisé efficacement ce système aux Maldives. A présent il sera à bord de Serendip. Le seul problème fut de trouver la pissette.

Au premier poisson pris, je vous ferai in comte rendu exact, d'ici là, méfiez-vous des agace-pissettes"





Par: Destinations - 22.5.15

lundi 11 mai 2015

Souvenirs ... Souvenirs


Articles de Presse

Je suis en train de vider mon appartement et donc de ranger mes effets dans des boites qui attendront patiemment mon retour. J'y ai retrouvé, enfoui au fond de quelque'armoire qu'on n'ouvre plus depuis des lustres, les articles de presse de ma participation au Rallye Europa organisé par... le même Jimmy Cornell, avec qui nous partons maintenant. J' avais fait une traversée Pukhet(Thailande) Galle (Sri Lanka) et la presse locale en avait parlé. Voici donc des articles du Sunday Times de décembre 1992:.

I like to be a sailor

In love with the sea and sailing in particular is Henri Schongut, Vice Chairman of Ceylon Diamonds (Pvt) Ltd. and Honorary Consul for Sri Lanka in Belgium. Henri was a keen competitor in the Europa 92 Rally. He did the Phuket-Galle during the Europa 92 Round the World Rally on a 16 m cutter.

His cruising has taken him to competitions in France, Corsica, Algiers, Spain. He has also taken part in the Tour of France for yachts and has been an active member in North Atlantic crossing: St. Malo (France), Newfoundland, New York on PenDuick IV, Eric Tabarly's 23 m Ketch and the Caribbean cruises Martnique-Grenada.

He is also the owner of sly ‘Serendib', a 39-foot sloop, cruising in the Ne-therlands, France and the South of England. Speaking about the Europa 92 Rally, Henri says: "We had three hard but very exhilarating days. The NE monsoon was rather strong (upto 30 knots) and the sea was very choppy.

The boat, however, was very fast, as a result it was very hard on the rudder . and very difficult to steer. Because of the choppy sea the craft was rolling a lot and we had to close all hatches, so the movement and the humidity- made it very difficult for us to sleep. There were many instances when I nearly dropped off to sleep and for a while was tempted to ignore everything and go to sleep, but an inner voice told me not to forget the sleeping crew and I was wide awake again",

"There is a yachting joke which says : If you want to get the feeling of yachting you should stand with your clothes on under a cold shower and tear some 100 dollar bills. This is just the part of it. , What's important is probably what's in your head while doing it", says Henri.





Et aussi ...

Sailing with a salty tang

Henri Schongut

Vice Chairman Ceylon Diamonds Pvi Ltd.,
Honorary Consul for Sri Liinka in Belgium
Socrates (or was it Plato?) said there arc three types of men: The wise ones, the mad ones and.., those who go out to sea. Perhaps this is because in order to go to sea requires a bit of both.. or maybe, more than both, because it's something different.

When I first went sailing I was 12 years old. I made a mistake and my small sailing dinghy drifted slowly but unavoidably towards another boat and during one long minute I realised that there was nothing I could do and that an accident could happen! (luckily nothing serious) But I had learned already a serious lesson: in a boat sometimes you feel powerless and you have to rely on faith, or should we call it luck? Since then, I have been on lots of seas and oceans water of all kind and I try to avoid (as much as I can) to enter into extreme circumstances.

But the more 1 sail, the more I think that yachting is a bit of the man's life: with its joy, its deception, its fears. All with a salty tang!! There is a great difference, naturally, between casual daily coastal cruising and ocean crossings. The latter being (for me) the top of the sailing. When I depart on an ocean crossing, after a few hours there is no land in sight and the boat becomes to be a country on his own, with his rules, his relational prob-lems (among the crew) my joys and my pains_

No possible escape 4,5,6, or more men are sharing the same destiny; are facing each other day in day out; sometimes playing a kind of Agatha Christie's psychodrama, but always (1 hope) trying to avoid overdramatic issue. Because of this "no escape" possibility, the boat be-comes an ideal place for sincerity, joy, human relation at its peak... But I realise how difficult it is to explain these things to "landlubbers". Let me just tell you that I have sailed with lots of crews throughout these years, but we ere always very shy to meet each other later on on land: maybe because "on land" it's harder to live as close o at sea. So. on crossing better go with very good friends (you will know afterwards if they are-really "very good friends") or with complete strangers unknown to you. As I place friendship on a very high standard, I usually sail with... complete strangers.

Another aspect of sailing is to domesticate the ele-ments: it's all together a very pretentious task and a very modest one. Pretentious, because we pretend to domes-ticate the elements: Sea, waves, winds. Modest, because we ultimately know that if we could domesticate them it's because they "accepted" it... In other words I know that the sea can be merciless, that the elements are immense and myself. and my boat very very small.

On the last Indian crossing (for the Europa 92 Rally) we had three hard but very exhilarating days. The NE monsoon was rather strong (upto 30 knots) the sea very choppy, but the boat was very fast (as a matter of fact with 211 miles in a day I made my longest daily mileage in nearly 16 years of ocean sailing!). With this condi-tions, the boat becomes very hard on the rudder, very difficult to steer. On the other hand, because of the choppy sea she was rolling a lot and we had to close all hatches, so the temperature, the movement and the humidity made it very difficult for us to sleep.

From time to time, at the helm at night, I said to myself "to hell with it. I'm tired" and for a flash the idea of leaving the rudder and the boat to the elements popped in my mind. But how could I do such a thing? The others are down below and 1 have their lives in my hand, what confidence they have in me! "How can I have had such a thought!" There are some people w no would take a boat around the world to "escape" their responsibility, to get away .from it all. For me it's perhaps the contrary, to feel myself free but very responsible. There is a yachting joke which says: if you want to get the feeling of yachting you should stand with your clothes on under a cold shower and tear some 100 dollar bills! This is just an external part of. What's important is probably what's in your head while doing it.



Par: Destinations - 11.5.15

samedi 2 mai 2015

,

Moins d'eau

L'inattendu apparaît.

 

C'est drôle comme les choses parfois évidentes ne nous apparaissent pas tout de suite de façon claire. Dans un post précèdent je vous parlais de nos réserves d'eau et des solutions que nous avions adoptées.

Nous venions de sortir d'hivernage et pouvions enfin retrouver Serendip a flot et donc inviter nos voisins de ponton et de ponton voisins a un petit apéritif, qui se poursuivi jusqu'aux petites heures. Parmi nos convives se trouvait Roger qui venait d'installer un nouveau désalinisateur a bord de son bateau.

Le bateau remis a flot il fallut procéder au remplissage des cuves d'eau et au test de nos nouveaux équiipements: Purificateur UV, filtre au carbone et surtout jauge électronique.  Le résultat dépassant nos espérances au niveau qualitatif, nous donnant une eau de très bonne qualité tant gustative que bactériologique (parait-il). C'est au niveau des jauges (débitmètres ) que le problème apparaît.

 En remplissant les réservoirs j'ai mesuré la quantité d'eau afin de pouvoir bien étalonner notre débitmètre. 60l dans le réservoir avant et 140l pour le réservoir arrière... Un moment, n'est-ce pas un peu bizarre ? 60+140=200l !!! alors que je pensais en avoir 300. Il me manque donc au moins 100litres ou plus de préférence.

Dimanche dernier j'assiste a un "webinar" de l'Islands Odyssey"  (le rallye que nous faisons) et Jimmy Cornell, en personne, me confirme que 400l est un minimum. Tout de suite, je me lance sur les forums (Hisse et Oh) et l'amicale Bavaria: "ou placer un réservoir supplémentaire ?". Déjà nous manquons de place et nous demandons ou mettre nos vivres et autres équipements.. Peu a tirer des diverses réponses dans les forums,  Tout le monde parle de l'espace sous la couchette avant, or chez nous sous cette couchette il  y a déjà un réservoir.. Je me dis que dans le grand coffre bâbord du cockpit, on pourrait mettre un réservoir rigide en fond qui ajouterait quelque 170l a notre capacité actuelle il suffira alors de construire au dessus une sorte d'estrade en bois afin de pouvoir poser le matériel au dessus du dit réservoir.

Cela impliquera d'ajouter au niveau du pont une troisième bonde de remplissage et une sortie pour l'aérateur du nouveau réservoir.plus un système de sangles pour retenir ce réservoir en place .... faisable.

En tapant cette dernière phrase je ne me rappelle plus si le réservoir que j'ai a l'avant a un aérateur (ou trop plein), je me souviens l'avoir rempli jusqu'à ce qu'il dégorge.. Je suis à présent bien au chaud dans ma maison à Anvers et je me dis que si le réservoir dégorge ça ne signifie peut-etre pas qu'il est plein. Il se pourrait qu'une poche d'air se soit formée et que si pour une raison ou une autre le tuyau d'aération serait bouché, le réservoir pourrait alors dégorger tout en étant à moitié plein.

Peut-être suis-je un optimiste ou que je cherche a faire comme si le problème n'éxistait pas.

Tout coup je me rappelle Roger en train d'installer son désalinisateur: il m'avait dit quíl etsait espagnol et qu'il produisait 30l/h 30l heure me semble suffisant pour résoudre le problème. Frénétiquement je cherche sur le web un désalinisateur espagnol. J'ai trouvé enfin, il s'agit de la société ecosistems, il ont l'air tout a fait sérieux et leur produit est nettement moins cher que d'autres (près de la moitié du prix)  J'ai présélectionné le SPLASH 25  qui correspond a mon budget..

http://www.eco-sistems.com/fr/

A voir donc: ou bien un nouveau réservoir, ou bien un nouveau désalinisation... ou bien les deux.. A quoi s'attendre ?


 
Par: Destinations - 2.5.15

lundi 23 mars 2015

Les quarts ou le sommeil partagé

Une bonne gestion de la veille

Il y en a plein "au dehors"qui s'inquiètent sérieusement: "Vous n'allez tout de même pas..." , "Vous n'êtes plus tout jeunes", "Lydia n'est pas assez expérimentée" et  lorsqu'on se permet de balayer d'un revers du regard leurs critiques inappropriées, viennent  leurs questions "pratiques".

L'une d'elles revient assez souvent: "Et la nuit ?  Je suppose que vous mettez l'ancre pour dormir." Alors je leur réponds, que l'Océan Atlantique a une profondeur de près de 4 km et que nous avons préféré prendre un peu plus d'eau et de nourriture que les 12 à 20 km de chaine nécessaire pour ancrer un bateau au milieu de l'Océan. Et si ce n'est pas suffisant, j'ajoute que, comme nous sommes respectueux de la nature on ne veut pas en saccager le fond. (je ne sais lequel des deux arguments est plus porteur)

Tout cela pour vous dire que nous naviguerons jours et nuits. Comme il peut y avoir quelques autres bateau qui font comme nous nous serons  obligé de faire des tours de veille qu'on appelle des "quarts" et c'est  du système de quart planifié que je voudrais vous parler. Mais tout d'abord un peu de technique:

1. Garder le Cap


 Pour barrer le bateau nous disposons de deux aides très utiles: le pilote automatique et le régulateur d'allure.

Le pilote est un système électrique qui maintient automatiquement le bateau sur un cap compas donné. On lui dit d'aller à l'ouest et il est à l'ouest. Le désavantage du pilote est quíl consomme de l'électricité et que si la mer est un peu huleuse il en consomme beaucoup.

Le régulateur d'allure par contre ne consomme rien. Il s'agit en fait d'une sorte de girouette ex'trèmement sophistiquée qui maintient le bateau dans un angle constant par rapport au vent. Il a comme avantage de ne pas consommer d'électricité par contre si le vent est faible et souffle de l'arrière du bateau il ne fonctionne pas bien. Pas plus qu'il ne peut fonctionner au moteur. Mais grâce à ces deux robots, nous espérons ne pas devoir trop barrer.

2. Eviter les autres bateaux.  

Pour "voir" s'il y a d'autres bateaux, nous disposons de deux instruments: L'AIS et le radar.

L'AIS est une invention assez récente, tous les bateaux de plus de 20m de long sont obligés d'avoir un système automatique qui envoie toutes les 2 à 10 secondes par radio (VHF), son identifiant, sa position, sa route et sa vitesse. A bord nous avons un instrument  qui non seulement affiche ces données de façon graphique, mais en plus calcule les itinéraires des aures bateau par rapport à notre route et nous prévient bien à l'avance par un signal sonore strident  de tout risque de collision. Le désavantage du système est que les bateaux de pêche et les voiliers n'en sont pas tous équipés.

 Le radar, par contre les "voit", il est également équipé d'une alarme qui sonnerait  s'il y avait un risque de collision. Au cas ou l'AIS tomberait en panne nous disposons d'une seconde unité sur notre radio émetteur VHF.

En fait, donc on pourrait dormir toute la nuit, mais en bateau il faut garder une certaine méfiance, c'est pourquoi nous ferons des quarts. Le schéma sera le suivant : des quarts de 3 heures commencant à 21h heure locale. Soit Lydia, soit moi-m^meme nous resterons dans le cockpit avec la possibilité de somnoler par tranches de 20 minutes (nous avons un minuteur à cet effet.). Toutes les 20 minutes on parcoure l'horizon par deux fois, on regarde l''ecran de l'AIS et puis on se recouche pour une tranche suivante. A la fin du quart on reveille l'autre et ainsi de suite. jusqu'à 9h du matin où nous prendrons le petit-déjeuner ensemble. Durant la journée, le système de quart est plus à la fortune du pot.

Henri

Par: Destinations - 23.3.15

samedi 24 janvier 2015

, ,

Que d'eau, que d'eau

  ÊtreAutonome (2): l' eau.

Lors de ma première transat par les alizés , nous nous sommes retrouves avec des cuves vides, les 4 derniers jours. Heureusement, il nous restait de quoi boire (bières, limonades eau ...). Est-ce cette expérience qui fait que cette question de l'eau m’inquiète plus que tout autre ... allez savoir..

Combien faut-il d'eau ?


Les "auteurs" citent des chiffres divers, celui qui revient le plus souvent est 5litres par personne et par jour. Nous serons deux et la transat est calculée sur 30 jours au grand maximum (habituellement on mettra entre 18 et 23 jours). Il faudra donc 300litres d'eau. Apparemment c'est la contenance de mes réservoirs. Pourtant je reste inquiet car a  tout imaginer, il se pourrait que l'eau soit polluée, qu'il y aie une fuite ou que l'on consomme trop sans le savoir. Je vous livre donc ici le fruit de quelques réflexions et solutions que nous avons apportées au système.

  Quantités emportées.


Nous allons donc jouer la sécurité, car après tout une fois arrive dans des mouillages déserts, il nous  faudra aussi pouvoir compter sur une certaine autonomie. Voici donc les quantités que j'envisage de prendre avec moi:
300 litres dans les réservoirs .
100 litres dans cinq jerricans de 20 litres.
formeront la base d'eau douce.
on y ajoutera (pour les boissons) :
60 litres  d'eau minérale et
60 litres de coca light.(la boisson du chef de bord).
Ce qui avec 520 litres nous permettra de faire face a tous nos besoin.

Qualité de l'eau des réservoirs.


 Les réservoirs sont relies a un système de pompes électriques a faible débit. sur le circuit, la pompe enclenche un épurateur aux UV de marque Philips.C'est un procédé qui semble extrêmement prometteur, qui détruit toutes les bactéries. On lui ajoute a cela un filtre au carbone afin d’éliminer le gout et les particules que l'eau pourrait contenir.

Oui je sais, on pourrait se poser la question de l’utilité d'un tel système, alors que l'on transporte une quantité impressionnante d'eau minérale. La raison en est pourtant simple: une fois arrive "aux Amériques", il sera beaucoup plus difficile d'avoir de l'eau en bouteille, a part cela, l'eau courante risquerait d’être polluée..

Appoint d'eau de mer.


En plus de tout cela, nous disposons en cuisine d'une pompe manuelle a eau de mer.qui nous servira pour la vaisselle et autres nettoyages,

Les grains,


Il n'est pas exclu, qu'en plus de tout cela, je construise une gouttières de bimini, me permettant de récupérer  un peu d'eau de pluie (a voir).

Je vous avait bien dit que cette question de l'eau m’obsédait :-)

Remarque,

 Vous avez noté que pour l'eau de mer j'utilise une pompe manuelle et non une pompe à pied . Ces dernières
sont en effet très dangereuses: Ce sont des pompes a membranes qui finissent par avoir la membrane qui cède par usure (environs après un ou deux ans. Lorsque la membrane cède, le risque est grand que l'eau  envahisse le bateau. En effet ces pompes étant actionnées par le pied, se trouvent quasi toujours en dessous du niveau de l'eau... a éviter donc







Par: Destinations - 24.1.15

mercredi 7 janvier 2015

,

Être autonome (1) : L' électricité

En considérant notre traversée un des premiers points que je veux aborder est l'autonomie. Et quand on parle d'autonomie, deux choses viennent à l'esprit:
  • l'eau et
  • l'électricité
Je reviendrais dans un autre blog sur l' aspect "eau"... parlons d'abord de l'électricité.

Au épart mon Bavaria disposait de deux batteries de 100 Ah et de deux moyens de les recharger:
  • L'alternateur du moteur et
  • Le chargeur du quai.
Le chargeur du quai est inutilisable en croisière océanique, il nous restait plus que  le moteur pour charger. Très vite il má semblé nécessaire de trouver d'autres modes de chargement et d'augmenter la capacité des batteries de service.

Les principaux consommateurs étant :
  • Le frigo qui fonctionne une grande partie du temps et
  • Le pilote automatique.
Dans une moindre mesure d'autres consommateurs consomment aussi pas mal:
  • L'AIS de la VHF
  • Le radar (en veille collision):.
J'ai donc besoin d'avantage de puissance électrique et d'un mode de chargement. En effet, dans l'état actuel de choses le frigo peut fonctionner une à deux heures sur les batteries. Passé ce délai, le voltage devient trop bas et le frigo s'arrête. Il a donc fallu procéder au remplacement des deux batteries (acide Pb) par deux batteries AGM d' une capacité double des premières. Nous aurons donc 400 Ah en AGM pour le service.


 Parallèlement je fais monter 4 panneaux monocristallins de 100Wp chacun sur un nouveau portique. Ces panneaux seront branchés en série deux à deux et puis en parallèle. vers un régulateur Victron Blue solar MPPT de 100V 30A.. Cout total de l'opération se situe à un peu plus de 2000€.
Mais au moins on peut dormir sur ses deux oreilles.. Pas tout à fait car le frigo est mal isolé et mal régulé (je vous en parlerai dans un autre message.)

Par: Destinations - 7.1.15