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jeudi 12 février 2015

La conversation.

C'est curieux comme en bateau la conversation prend des tours surprenant ou tant les sujets, portés par des souvenirs en vrac,  que les modes d’expression, ralentis par la somnolence... font que la communication est fort différente de celle a terre.



Maldives

Le sable blanc, les Atolls aux eaux turquoise et les cocotiers se balançant nonchalamment dans la brise tropicale, font que cet archipel a tout pour séduire, si ce n'est que les nombreuses patates de corail, des récifs et l’imprécision de la cartographie impliquent d'avoir a bord quelques "connaissances locales".

Mon ami Ibrahim, un jour, me confia, un de "ses" voiliers afin de visiter durant quelques jours les iles de l'Atoll de Male. . Il s'agissait d'un ketch en acier de 40 pieds, avec un cockpit central et un intérieur refait probablement a Bali, qui sentait bon la bourlingue et l'aventure. Une épontille en bois précieux sculptée en corps de déesse, un vieux coffre oriental, des tissus chamarrés complétaient le décors.

Pour nous aider dans notre navigation, deux solide maldiviens Ali et Abdul qui avaient de "l’expérienc"  comme... équipage de pont sur de vieux cargos rouillés. Qu'importe, les maldiviens sont des génies du pilotage et de la navigation. Nous partons donc en direction de l'Ile de Rihivelli a quelques miles de la, par un agréable force 4 soufflant par le travers. Au bout d'une heure, mes équipiers locaux me font part de ce que la gite les inquiètent et qu'ils n'ont pas l'habitude de voir un bateau naviguer incliné. Je met donc le moteur et réduit la voilure.

Un détail que j'ai oublié de vous préciseet, est que l'annexe de ce voilier avait disparue mais. Heureusement,  on l'avait vu avant de partir et  Ibrahim  (mon ami) m'assura qu'il allait téléphoner au directeur de l’hôtel de Rihivelli, pour lui dire que nous arrivions et ils viendraient nous chercher, afin  de  nous permettre de manger au restaurant de l’hôtel. Du  luxe quoi !.

Nous approchions de Rihivelli en fin d’après-midi et  avions  la visibilité un peu réduite, quelques difficultés à zigzaguer entre les récifs. Finalement tout est bien qui finit bien, nous voila a l’intérieur de l'Atoll et l'ancre mouillée, nous avons juste le temps de nous préparer pour aller manger un bout dans ce merveilleux Resort. La nuit tombe d'un coup. Je décidé alors de signaler notre présence avec une lampe de poche. J'envoie un signal et peu après je vois une lumière qui m'envoie trois flash, je réponds aussi par trois flash, suivent alors deux eclats, ne connaissant pas bien les signaux lumineux, je me décide de faire aussi deux éclats. Et puis je descend a l’intérieur, convaincu que dans peu de temps quelqu'un viendra nous chercher pour aller a terre. Dix minutes passent et toujours rien, je remonte sur le pont, rallume ma lampe envoie trois signaux et l'autre sur la plage répond par trois signaux, à mon tour j'en fais deux et lui aussi. Puis subitement un grand noir et 4 signaux auxquels je réponds. Au bout de quelques échanges, je commence a en avoir assez et nous rentrons dans le carré ou nous trouvons tout de mémé quelque chose a nous mettre sous la dent.

Le lendemain, nous nous réveillons dans un Atoll paradisiaque et décidons d'aller a terre a la nage. Après un bon petit déjeuner, je rencontre le chef de bar, un français énorme genre chanteur Carlos.
"Z'êtes arrivés bien tard" me dit-il. Je lui répond qu'en effet comme nous avons fait une partie au moteur nous avions mis plus de temps que prévu. Il m'apprend aussi qu'on est rentre par la passe "difficile". Finalement je lui demande que signifiaient les signaux lumineux de la veille au soir. Il sembla étonnè: "Pour préserver la tranquillité de nos hôtes, nous ne permettons pas de débarquer après le coucher du soleil, mais je ne vois pas qui aurait pu faire des signaux pour vous le signaler.

Après une magnifique journée de Farniente total, la nuit retombe sur le mouillage,... et c'est alors que j’aperçois sur la plage un lampadaire avec devant lui  un cocotier dont les feuilles, nonchalamment entrainées par la brise,  envoyaient en bougeant des signaux lumineux  au pauvre  ketch mouillé dans la baie. Ainsi donc j'avais eu la veille, pendant plus d'un quart d'heure, une intéressante conversation avec un cocotier..


Par: Destinations - 12.2.15

lundi 9 février 2015

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Considerations informatiques.

Times they are a changing

Avant


Si je devais revenir au temps de cette chanson, je me rendrais compte du progres technologique qu'a fait la navigation. Aujourd'hui, fini les droites de hauteurs qui avec un sextant et une bonne montre me permettait, de faire une fois par jour un point et deux estimes qui arrivaient a me placer a 10 Miles de l'endroit ou j’étais en réalité... de toute manière comme je ne savais pas ou j’étais en réalité, force était de "faire comme si" je me trouvais réellement là ou je croyais être. (comment fait-il pour faire des phrases aussi compliquées ?).

Aujourd'hui c'est bien différent et grâce au GPS et aux satellites je puis me situer a quelques mètres près. En fait mon crayon, même très bien taillé a sur une carte papier une épaisseur de trait bien supérieure a la précision de mes "machines".

Les machines

C'est completement fou, en comptant bien j'ai un GPS a la barre a roueavec un traceur de cartes sommaire,, un, un traceur de cartes Raymarine / navionics a la table a carte, deux,  une tablette ASUS TF300 en Android avec l'appli Navionics (entre autre), trois, un telephone Android avec un GPS ,quatre, , et en plus une antenne GPS active pour ma VHF, cinq.

Cinq GPS au total me permettant de me positionner ... et voila -t-y pas que cette semaine j’achète un 6e GPS portable et étanche Garmin qui sera utilisé, entre autre, (si nécessaire) dans le bib de sauvetage.

Pour la cartographie je fais pas moins::  Navionics dans le Raymarine, C Map (ancien) a la barre, Navionics dans la tablette Android et... tout le weekend passé a me casser la tete de savoir si j'emporte en plus mon ordinateur portable HP ou si je fais mieux de le remplacer par un autre plus petit et/ou plus adapte a un bateau afin de pouvoir (entre autre) y consulter des cartes kap que j'ai sur openCPN. Ce qui ne m'a pas empêché de commander, en même, temps les cartes papiers des petites Antilles, afin d'être en règle  avec les exigences du Rallye.

On peut sans doute se demander si tout cela ne traduit pas une certaine appréhension ou si j'essaye de la sorte par anticipation à me voir deja a bord au milieu de l'horizon. L'hiver devient long, particulierement ici a la ville, alors quá Leucate, Serendip dort sur son bert et il y a tant à faire.

Mais bon, je pense mettre en plus a bord, un ASUS T200TA une sorte de melange entre une tablette et un pc, car les cartes Navionics ne couvrent pas tout le territoire que je voudrais decouvrir (dit-il)

... un peu de folie que diable.!

Par: Destinations - 9.2.15

dimanche 1 février 2015

Le projet


J'en ai vu tellement, qui la tête pleine de rêves  annonçaient   un Tour du Monde, pour se retrouver finalement en attente quasi permanente d'une météo favorable pour passer Gibraltar. Tant,  qui passaient plusieurs années  à Puerto Mogan (Canaries) à préparer éternellement un bateau pour une hypothétique traversée . Ceux là font que je me méfie des projets et surtout d'annoncer mes projets. Pourtant il faut tout de même  planifier un peu., d'où la raison de ce message.

En fait nous sommes un peu coincés  entre des obligations administratives relatives à la retraite de Lydia et le départ du Rallye des Iles (Islands Odyssey) . si tout est prêt pour début octobre nous participerons donc au Rallye des Iles, couvrant toutes les Canaries, les iles du Cap Vert ,la  Barbades et la Martinique. Si nous sommes retardés , alors nous feront la traversée en direct Canaries - Martinique.

Par la suite, nous aurons plusieurs possibilités outre l'exploration des Petites Antilles:
Soit nous rentrons au mois de mai vers la Mediterannee,
soit nous passons la saison des cyclones aux Antilles Néerlandaises  (Aruba, Bonaire, Curacao).

A moins que séduit  par la navigation de hauturière nous nous embarquions par Panama vers  le Pacifique. (Peu problable a mes yeux). Ou peut-être l'Amérique du Sud .. .  LeBrésil se fait beaucoup.  A moins que l'on revienne gentiment par le Mexique, Playa
de Carine,  où  habite le cousin Jack ou l'Intercoastal Waterway pour remonter la côte des États-Unis. .. Le monde deviendrait notre terrain de jeu,  en tous les cas toutes les options s'ouvrent à nous

Par: Destinations - 1.2.15

dimanche 25 janvier 2015

Nouveau départ!


Pourquoi un blog? Pour continuer cette tradition et aider d'autres à choisir le départ vers un nouvel univers.
Un conseil que j'ai lu et que je transmets:
N 'écoutez personne!
 Suivez votre désir même si c'est déraisonnable. Le projet de partir sur la mer est un défi à tout âge.
Nous préparons le bateau et espérons partir à l’automne 2015.
A bientôt!

Par: Unknown - 25.1.15

samedi 24 janvier 2015

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Que d'eau, que d'eau

  ÊtreAutonome (2): l' eau.

Lors de ma première transat par les alizés , nous nous sommes retrouves avec des cuves vides, les 4 derniers jours. Heureusement, il nous restait de quoi boire (bières, limonades eau ...). Est-ce cette expérience qui fait que cette question de l'eau m’inquiète plus que tout autre ... allez savoir..

Combien faut-il d'eau ?


Les "auteurs" citent des chiffres divers, celui qui revient le plus souvent est 5litres par personne et par jour. Nous serons deux et la transat est calculée sur 30 jours au grand maximum (habituellement on mettra entre 18 et 23 jours). Il faudra donc 300litres d'eau. Apparemment c'est la contenance de mes réservoirs. Pourtant je reste inquiet car a  tout imaginer, il se pourrait que l'eau soit polluée, qu'il y aie une fuite ou que l'on consomme trop sans le savoir. Je vous livre donc ici le fruit de quelques réflexions et solutions que nous avons apportées au système.

  Quantités emportées.


Nous allons donc jouer la sécurité, car après tout une fois arrive dans des mouillages déserts, il nous  faudra aussi pouvoir compter sur une certaine autonomie. Voici donc les quantités que j'envisage de prendre avec moi:
300 litres dans les réservoirs .
100 litres dans cinq jerricans de 20 litres.
formeront la base d'eau douce.
on y ajoutera (pour les boissons) :
60 litres  d'eau minérale et
60 litres de coca light.(la boisson du chef de bord).
Ce qui avec 520 litres nous permettra de faire face a tous nos besoin.

Qualité de l'eau des réservoirs.


 Les réservoirs sont relies a un système de pompes électriques a faible débit. sur le circuit, la pompe enclenche un épurateur aux UV de marque Philips.C'est un procédé qui semble extrêmement prometteur, qui détruit toutes les bactéries. On lui ajoute a cela un filtre au carbone afin d’éliminer le gout et les particules que l'eau pourrait contenir.

Oui je sais, on pourrait se poser la question de l’utilité d'un tel système, alors que l'on transporte une quantité impressionnante d'eau minérale. La raison en est pourtant simple: une fois arrive "aux Amériques", il sera beaucoup plus difficile d'avoir de l'eau en bouteille, a part cela, l'eau courante risquerait d’être polluée..

Appoint d'eau de mer.


En plus de tout cela, nous disposons en cuisine d'une pompe manuelle a eau de mer.qui nous servira pour la vaisselle et autres nettoyages,

Les grains,


Il n'est pas exclu, qu'en plus de tout cela, je construise une gouttières de bimini, me permettant de récupérer  un peu d'eau de pluie (a voir).

Je vous avait bien dit que cette question de l'eau m’obsédait :-)

Remarque,

 Vous avez noté que pour l'eau de mer j'utilise une pompe manuelle et non une pompe à pied . Ces dernières
sont en effet très dangereuses: Ce sont des pompes a membranes qui finissent par avoir la membrane qui cède par usure (environs après un ou deux ans. Lorsque la membrane cède, le risque est grand que l'eau  envahisse le bateau. En effet ces pompes étant actionnées par le pied, se trouvent quasi toujours en dessous du niveau de l'eau... a éviter donc







Par: Destinations - 24.1.15

mercredi 7 janvier 2015

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Être autonome (1) : L' électricité

En considérant notre traversée un des premiers points que je veux aborder est l'autonomie. Et quand on parle d'autonomie, deux choses viennent à l'esprit:
  • l'eau et
  • l'électricité
Je reviendrais dans un autre blog sur l' aspect "eau"... parlons d'abord de l'électricité.

Au épart mon Bavaria disposait de deux batteries de 100 Ah et de deux moyens de les recharger:
  • L'alternateur du moteur et
  • Le chargeur du quai.
Le chargeur du quai est inutilisable en croisière océanique, il nous restait plus que  le moteur pour charger. Très vite il má semblé nécessaire de trouver d'autres modes de chargement et d'augmenter la capacité des batteries de service.

Les principaux consommateurs étant :
  • Le frigo qui fonctionne une grande partie du temps et
  • Le pilote automatique.
Dans une moindre mesure d'autres consommateurs consomment aussi pas mal:
  • L'AIS de la VHF
  • Le radar (en veille collision):.
J'ai donc besoin d'avantage de puissance électrique et d'un mode de chargement. En effet, dans l'état actuel de choses le frigo peut fonctionner une à deux heures sur les batteries. Passé ce délai, le voltage devient trop bas et le frigo s'arrête. Il a donc fallu procéder au remplacement des deux batteries (acide Pb) par deux batteries AGM d' une capacité double des premières. Nous aurons donc 400 Ah en AGM pour le service.


 Parallèlement je fais monter 4 panneaux monocristallins de 100Wp chacun sur un nouveau portique. Ces panneaux seront branchés en série deux à deux et puis en parallèle. vers un régulateur Victron Blue solar MPPT de 100V 30A.. Cout total de l'opération se situe à un peu plus de 2000€.
Mais au moins on peut dormir sur ses deux oreilles.. Pas tout à fait car le frigo est mal isolé et mal régulé (je vous en parlerai dans un autre message.)

Par: Destinations - 7.1.15

jeudi 11 décembre 2014

Les "trois Princes de Serendip"


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Réussiront-ils a nous faire naviguer.Pouvait-on s'imaginer qu'une légende Perse du XIVeS, puisse par la suite servir de moteur à  une aventure du XXIeS  ?

Pourtant, tout comme nous ils s'en étaient allés sur des routes inconnues a la recherche de l'inattendu. Eux l'ont fait au début de leur vie, nous un peu plus loin dans notre existence... toujours est-il que le rêve...le rêve ne s’éteint jamais.

« Les trois fils du roi de Serendip refusèrent après une solide éducation de succéder à leur père. Le roi alors les expulsa.
Il partirent à pied pour voir des pays différents et bien des choses merveilleuses dans le monde.
Un jour, ils passèrent sur les traces d'un chameau. L'aîné observa que l'herbe à gauche de la trace était broutée mais que l'herbe de l'autre côté ne l'était pas. Il en conclut que le chameau ne voyait pas de l'œil droit. Le cadet remarqua sur le bord gauche du chemin des morceaux d'herbes mâchées de la taille d'une dent de chameau. Il reconnut alors que le chameau aurait perdu une dent. Du fait que les traces d'un pied de chameau était moins marquée dans le sol, le benjamin inféra que le chameau boitait.
Tout en marchant, un des frères observa des colonnes de fourmis ramassant de la nourriture. De l'autre côté, un essaim d'abeilles, de mouches et de guêpes s'activait autour d'une substance transparente et collante. Il en déduisit que le chameau était chargé d'un côté de beurre et de l'autre de miel. Le deuxième frère découvrit des signes de quelqu'un qui s'était accroupi. Il trouva aussi l'empreinte d'un petit pied humain auprès d'une flaque humide. Il toucha cet endroit mouillé et il fut aussitôt envahi par un certain désir. Il en conclut qu'il y avait une femme sur le chameau. Le troisième frère remarqua les empreintes des mains, là où elle avait uriné. Il supposa que la femme était enceinte car elle avait utilisé ses mains pour se relever.
Les trois frères rencontrèrent ensuite un conducteur de chameau qui avait perdu son animal. Comme ils avaient déjà relevé beaucoup d'indices, ils lancèrent comme boutade au chamelier qu'ils avaient vu son chameau et, pour crédibiliser leur blague, ils énumérèrent les sept signes qui caractérisaient le chameau. Les caractéristiques s'avérèrent toutes justes. Accusés de vol, les trois frères furent jetés en prison. Ce ne fut qu'après que le chameau fut retrouvé sain et sauf par un villageois, qu'ils furent libérés.
Après beaucoup d'autres voyages, il rentrèrent dans leur pays pour succéder à leur père. »
— Fragment résumé du conte Les Pérégrinations des trois fils du roi de Serendip d'Amir Khusrau, poète persan. (Premier conte du recueil Hasht Bihisht, « Les Huit Paradis », 1302.)


Le grand Jacques Brel  aimait a dire qu' à 14 ans nous avons rêvés tous nos rêves et nous avons  le reste de la vie pour les réaliser.  Cette traversée en est un de ceux là.

Par: Destinations - 11.12.14